La poisson Fish

« J'ai 35 ans, originaire du Finistère où je vis toujours, après avoir étudié en arts appliqués à Quimper et à Rennes, j'ai voyagé. Curieuse de comprendre le monde, j'ai fait de longs périples à la voile, sac à dos , bus, etc. L'Afrique, l'Amérique Latine, l'Asie, l'Antarctique... Des endroits, des rencontres, des sons et des couleurs. Des beaux échanges, riches, qui ont inspiré mon travail. »

C'est elle, c'est Amélie. Elle dessine, elle peint, elle ne se prend pas toujours au sérieux, une artiste, une baroudeuse, une coloriste...


Comment et pourquoi tu commences à dessiner ?

Je ne peux pas dire que j'ai commencé à dessiner. J'ai l'impression que dès que j'ai pu tenir un crayon, l'envie de m'exprimer de cette manière ne m'a jamais quittée. J'ai eu cette même attraction très jeune pour la musique, une évidence. Des pratiques artistiques qui font partie intégrante de ma vie depuis l'enfance.

 

"les dessins voyagent et s'exposent, ils sortent des salles d'exposition."



Tu as choisi le pseudo Fish, qu'est-ce qui t'attire chez le poisson ?

Ah le pseudo Fish ! On me l'a attribué il y a un moment. J'ai plusieurs thèmes dans mon travail, et effectivement l'univers maritime est ancré dans mes dessins. Je n'ai jamais pu quitter la mer très longtemps. Quand je ne suis pas dans mon atelier, je suis dans l'eau, sous l'eau, sur l'eau, avec un surf ou même en train de pêcher.

J'ai commencé à dessiner des poissons au cours d'une transat, sous forme de croquis rapides. Les observer sous l'eau me fascine encore. Peindre des poissons et des vagues, c'est montrer la nature qui nous entoure, dire qu'elle est précieuse et essentielle à notre monde.





Tu dessines sur des supports variés, lequel est le plus plaisant ?

Effectivement, je customise ! J'adore déborder de la toile, dessiner sur des objets et leur donner une seconde vie. Ces derniers temps, j'ai réalisé des custos de planches de surf. La forme est top et forcément ça m'inspire.

J'aime l'idée que l'objet devienne personnel, unique, dans un monde où tout est en série ou à "usage unique". Redonner vie à une paire de chaussures, une chaise, un vélo, juste avec des formes et des couleurs ! Puis les dessins voyagent et s'exposent, ils sortent des salles d'exposition. Ils vont même dans l'eau ! C'est une forme de street art ou de free art !


Lequel a été le plus étrange et incongru ?

J'ai customisé plusieurs contrebasses, dont une pour le contrebassiste du groupe Karpatt. Dans ce cas, je monte à Paris avec une valise de matos et j'effectue la custo sur place, en mode atelier éphémère. Le temps limité me donne toujours une bonne énergie de travail !


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