Bishop mais pas fou

Nicolas Poirier n'est pas seulement graphiste et illustrateur, c'est aussi un grand enfant. Nostalgique et sans cesse à réfléchir à de futures combinaisons de couleurs, il s'est créé un petit monde à lui, dont la capitale est sa maison de Lagny.

Ses images ont franchi les frontières, et on a pu en apercevoir quelques-unes récemment dans le magasin Artoyz, à Paris. Voici quelques éléments de réponses à vos interrogations, tout en exclamation !

 

*Comment tu définirais ton style ?

Mon style, alors c'est pas facile à décrire parce que je dessine ce que j'ai dans la tête, et c'est assez bizarre ! C'est un mélange d'illustration jeunesse et de street art, un mélange de deux univers qui me passionnent.

Mon style évolue chaque jour, et l'inspiration c'est tout simplement la vie, le quotidien, ce qui m'entoure, ce que je vois, mon enfance, ma vie amoureuse, ma fille, mes amis. Chaque moment est source d'inspiration pour la couleur et les formes de mes illustrations, mes personnages. Et il y a aussi les livres, les magazines, la pub...

 

*Tes personnages ont beaucoup évolué, et ils se sont multipliés...

Oui, ils ont énormément évolué ! Mais j'ai toujours aimé les représenter en groupe, en famille. Comme si on les avait réunis pour les prendre en photo. Une belle photo de famille ou de classe, comme quand on était petit ! Les petiots devant, les grands derrière, et les profs à droite et à gauche, Bien symétrique et bien rangé ! Et on avait un beau souvenir de notre enfance en photo.

J'aime cette idée de représenter ma famille de petits monstres. Clic ! Une photo et ça laisse un souvenir, un décor, une ambiance.


*Tu es lié aux toys, comment tu as découvert cet univers ?

J'aime cette culture, j'étais fou de jouets quand j'étais petit. Ça me représente bien car j'ai oublié de grandir ! D'ailleurs, je viens d'exposer dans le magasin Artoyz à Paris, dans lequel il y a beaucoup de couleurs, et toutes sortes de formes, des rondes, des cubiques, des monstres, des animaux, des personnages...
 

*Aucun support ne t'échappe on dirait...

Oui, j'aime les supports différents, c'est encore lié à mon enfance ! Je kiffais dessiner partout, et si on ne me mettait pas de limites, je n’arrêtais pas ! Ça commençait sur une feuille, et comme elle devient trop petite, bah on continue sur le bureau, et il y a le grand mur blanc à côté. Je customisais mes Playmobils aussi !

Chez moi j'ai dessiné sur plein de choses : les vitres, les murs, les fringues, les sacs, les skates, les raquettes de ping-pong, les toys, les chaussures... et le corps de ma femme ! Tout est customisable, TOUT !
 

*Et il y a beaucoup de couleurs dans tes images...

La couleur est très importante pour moi, j'aime ça ! Il m'arrive souvent de réfléchir à la couleur avant de dessiner, faire des combinaisons sur Illustrator. Et surtout j'aime mélanger un maximum de couleurs sans me prendre la tête... encore mon âme d'enfant.




J'aime voir ma fille dessiner et prendre les couleurs qu'elle a devant elle, les unes après les autres, se dire que le rouge c'est moche avec le vert, mais non !! C'est pas moche, ça dépend juste de comment on l'utilise ! La couleur, c'est ce qui attire l’œil vers ce que l'on veut montrer.
 

*Pour conclure, Bishop Parigo, ça vient d'où ?

Ça vient de l’école : avec des amis on voulait faire une marque de skate, et on a créé Bishop Parigo. J'ai gardé ce nom parce que ça me rappelle beaucoup de bons souvenirs, les premières recherches de logo et mon premier boulot sérieux avec plein d'ambition !


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