Toshy vient des Pays-Bas et il a comme sujet de prédilection la Femme. Il aime les dessiner, sous toutes leurs formes. Par un hasard de circonstance, il a été sélectionné pour être l'artiste maison pour le GromSearch de Newquay, en Angleterre.
En voici un peu plus sur ce peintre coquin !


* C'était comment de grandir aux Pays-Bas dans les années 70/80 ?

C'était plutôt chouette, et pour moi le tournant a été les années 80 avec l'arrivée du breakdance, le début de la house et le graffiti. Je me souviens des couvertures psychédéliques des disques de house, les projections pendant que les DJ mixaient, et bien sûr les clips de Madonna, Duran Duran et Michael Jackson.

C'est aussi le moment où je découvre les travaux de Roy Lichtenstein et Jeff Koons, qui m'ont beaucoup influencé, et les mash-ups visuels de Eboman. L'échantillonnage / collage d'images, de photos et de sons en live m'a beaucoup marqué. Eboman, ça a vraiment été une révélation.

* Comment tu découvres le graffiti ?

Au début des années 80, j'ai vu le film Style Wars à la télévision néerlandaise. Le lendemain, je suis allé au bazar du coin pour choper des bombes de peinture, et j'ai commencé le graffiti dans les rues. C'était déjà un petit monde assez dur, avec pas mal de rivalité, mais je n'ai pas été trop confronté à tout ça. J'évoluais en solo, je ne faisais pas partie d'un crew de graffiti.

Par contre, j'ai pas mal échangé avec les autres artistes via les murs. C'était un peu comme une timeline Facebook : « Hey, je sèche les cours aujourd'hui et je vais dans un bar, on se capte là-bas ! - Toshy ». En plus de ce genre de message, je faisais aussi des fresques et je taggais la nuit. Et finalement, j'ai commencé à participer à des contests de graffiti et j'ai gagné de l'argent comme ça.

 

* Quels artistes ont inspiré ton travail ?

Mon père est aussi un artiste, et je crois que ce qu'il faisait m'a beaucoup inspiré, inconsciemment. Sinon, j'ai eu un œil attentif sur des gens très créatifs comme Gaudi, Lichtenstein, Erwin Olav, Misha Klein, Jeff Koons...

* Tu as toujours eu un penchant pour la calligraphie ?

À l'époque, des crews de graffiti me demandaient de dessiner les personnages de leurs fresques. « On fait les lettres, tu fais les personnages, parce que tu es le meilleur pour ça ! » Donc, il m'a semblé que le texte n'était pas si important. En même temps, j'aimais vraiment tagger, et je n'ai jamais arrêté. Je ne crois pas que j'ai un attrait particulier pour la calligraphie, c'est juste que j'intègre le message à mon art, c'est important pour moi. Et pour ça j'use de différentes techniques que j'ai utilisées pour tagger.



Pour moi, le lettrage me semble moins émotionnel. En calligraphie, chaque lettre ou mot, doit être précis, et exactement tel qu'il doit être. Personnellement, j'ai plutôt un style d'écriture très spontané. J'aime mélanger les typos, les tailles et les techniques, tordre les lettres... ça ne me branche pas trop d'inventer un style, de créer une typo. J'écris et ça vient comme ça sort...

* Est-ce que le message est important quand tu inclus des phrases dans ton travail ?

Oui, et de plus en plus le message est important. J'aime créer et écrire en fonction de ce que je pense : « Croies en toi, ne laisse pas les autres te juger et tout sera possible. »

* Le sujet idéal, ce serait quoi ?

Hmm, disons plutôt que je fais référence en permanence à la Femme dans mon art. Photo, dessins, histoires, poèmes, c'est la efmme qui est au centre de tout ça. Et quand on me demande pourquoi, je réponds tout simplement « Comment le monde pourrait tourner sans femme ? »

* Le support que tu rêves de customiser ?

Une Porsche 911 Club coupé exclusive édition ! Cette voiture a des courbes parfaites !

* Comment tu t'es retrouvé sur l'événement Posca GromSearch en Angleterre ?

L'année dernière j'ai gagné un contest Posca au Upfest festival de Bristol, donc Posca m'a amené à Newquay pour réaliser le dessin sur la planche de surf. Ça a été un bon moment et un bon délire de peindre sur les planches des kids surfeurs.

Dans le même genre, je suis allé à Barcelone, et j'ai collaboré avec Erika Lust, qui fait dans le coquin, ça a été un super trip !
 

* Ta devise c'est « Le monde est ton terrain de jeu », qu'est-ce que ça signifie ?

À travers mes œuvres j'aime faire passer des messages avec différents niveaux de lecture. Avec la phrase « Le monde est ton terrain de jeu », je souhaite que les gens prennent conscience du fait que si tu veux quelques chose dans la vie, il faut saisir les opportunités dès que tu en as l'occasion. Il y a plein de possibilités et le monde t'en propose toujours plus. J'ai saisi ma chance au bon moment, et je ne le regrette pas.

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